Archives du mot-clé art & sciences

Une histoire de bulbe dans les jardins de l’école Jean-Jaurès

On joue les apprentis jardiniers à l’école Jean-Jaurès ! Accompagnés par le soleil, le vent et la pluie, les jeunes élèves se sont amusés à faire pousser des bulbes, qui arborent aujourd’hui leurs jolies couleurs estivales.

 Crocus, tulipe, freesia, jacinthe, toutes ces fleurs ont un point commun. Toutes, ont jailli d’un petit oignon planté et resté sous la terre environ quatre mois. Il faut être patient avec la nature.

« A l’endroit, à l’envers, dans la nuit, en plein jour, je plante ». Et c’est ainsi qu’armer de leurs gants – car oui, les bulbes piquent –  ces jardiniers en herbe ont planté plus d’une dizaine de bulbes dans différentes situations. A l’endroit, la tige poussera normalement, mais à l’envers, y arrivera t’elle ? Et dans le noir, à quoi ressemblera la fleur ? Sera-elle aussi colorée que celle qui a poussé à la lumière ? De toutes ces questions, ces jeunes élèves en connaissent la réponse exacte. A l’envers, la tige ne pouvant pousser, ils ont pu remarquer qu’un « bébé bulbe » est apparu sur le dessus permettant à une nouvelle tige de pousser. Dans le noir, la tige n’est pas verte mais blanche et la fleur très pâle, due au manque de la lumière qui active habituellement la chlorophylle des végétaux.

A l’occasion du CH.A.T.S, rythmés par le son de la guitare de leur professeur, ces jeunes élèves se sont mises en scène dans un décor végétal. L’histoire des bulbes prend alors une toute autre forme, artistique et non scientifique cette fois.

Quatre mois de patience, de soleil, de vent et de pluie, et nous voilà emportés dans un tourbillon de pétales. On s’étonnera de la qualité des représentations théâtrales et musicales, jouées avec entrain, joie et simplicité, de ces jeunes pousses !

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Par Emmanuelle Bézières

Les mots doux de Robot Roméo

Il est temps de se mettre en place. La version théâtrale et musicale se peaufine d’atelier en atelier, la représentation c’est pour bientôt ! Les élèves viennent se positionner le long des murs de l’amphithéâtre et encerclent le public. Chut ça commence.

Les premiers élèves se donnent la réplique. Après un court instant, l’ensemble de la classe s’anime, les élèvent récitent en chœur leur texte. Tous chuchotent, il faut donc bien tendre l’oreille pour comprendre que toute cette agitation se fait en Anglais.

Un « miaou » se glisse entre les répliques shakespeariennes et vient surprendre l’oreille du public de l’amphithéâtre. Le chat d’Alice aux Pays des Merveilles rode et les surveille. La magie du conte fusionne en toute harmonie avec la parade scientifique qui se prépare au même moment. « Numbers, calculate, keywords », autant de termes techniques qui viennent dynamiser le discours de la classe et celui de Juliette. D’ailleurs la voici. L’unique et seule Juliette apparaît, un morceau de basse et de guitare acoustique en fond, rythmant son avancée sur scène. Bientôt elle pourra croiser le regard robotique de son Roméo qui lui dira des mots doux à l’aide d’un fil suspendu au dessus de la tête des spectateurs. Un dialogue qui promet d’être robotiquement attendrissant.

Atelier du 3 avril au lycée Livet

Rédaction : Emmanuelle Bézières

À Jean Zay : de l’opaque à la transparence

Tout se déroule derrière le « ciel blanc ». C’est comme cela qu’ils l’appellent, cet écran fabriqué à partir d’un cadre en bois sur lequel est tendu un grand drap blanc.

C’est tout de suite plus poétique avec des enfants ! Mais un ciel blanc sans soleil ce n’est pas très joyeux. Un rétroprojecteur s’allume au fond de la salle et investit les lieux. L’ombre de petites silhouettes commencent à se dessiner sur le sol, et viennent s’incruster sur le drap tendu. Sans trop même s’en apercevoir, ils démontrent que le corps humain ne laisse pas passer les rayons de la lumière, puisqu’il est « opaque » répondent en chœur les jeunes élèves. La leçon est apprise ! Tandis que l’institutrice pose sur la tête des deux premiers volontaires de jolies couronnes colorées, leurs petits camarades paraissent enchantés. Car à la différence du corps, ces couronnes laissent passées les rayons de la lumière du rétroprojecteur et de jolies formes rouges et bleues sont ainsi dessinées sur l’écran. Mais comment ça marche ? Ce n’est pas de la magie, c’est beaucoup plus simple ! Ces couronnes en gélatine rouge et bleue, sont de fines feuilles plastiques transparentes et colorées, qui une fois placées devant une source de lumière, colorent ses faisceaux. Ces deux notions scientifiques, ces élèves les voient au quotidien mais elles ont beaucoup plus de sens lorsqu’il il s’agit d’un jeu de rôle entre une princesse à couronne rouge et un roi à couronne bleue.

Atelier du 28 mars 2014.

Rédaction : Emmanuelle Bézières & Gina Di Orio

Une soirée pour partager

Le 30 janvier dernier fut l’occasion d’une soirée dédiée au partage. Artistes, chercheurs, professeurs, quelques élèves, partenaires et l’équipe de Athénor ont répondu présents à ce moment de pitchs où chacun a une minute pour se présenter et exposer éventuellement l’état d’avancement du projet initié. Un bon moyen de se retrouver en toute convivialité autour de l’art et des sciences bien sûr !

>> Retour sur la soirée en bandes son :

Jean-Luc Raharimanana, auteur

Cécile Moisdon, Séquoia

Xavier Roquefelte, enseignant-chercheur à l’Université de Nantes et à l’IMN

L’équipe enseignante du collège Gaston Serpette par Véronique Thouvenin

Jean-Jacques Loiseau, chercheur à l’IRCCyN

Laurent Guillopé, chercheur au laboratoire de mathématiques Jean Leray 

Stéphane Prigent, animateur du Bâtiment B

La Compagnie la Main d’Oeuvre, Katerini Antonokaki & Sébastien Dault

Karine Batard, enseignante à la Joliverie

L’ACCOORD en force

Chris Ewels, chercheur au CNRS et à l’IMN

Philippe Mocquard, professeur de SIN (Système Information Numérique) – Amanda Crimé, professeur d’Anglais et 2 élèves du Lycée Livet.

Corinne Laurent, médiatrice artistique Athénor

Yann Courtil, Réseau Éclair

Murielle David, enseignante à Jean Zay

Noëlle Vassal, enseignante à l’école Aimé Césaire & Gildas Hervé enseignant à l’école du Plessis Cellier

Exposciences ce sera quoi ?

Photos : Eric Sneed

IRCCYN, visite du labo

Au bout d’un long couloir, voilà donc le fameux laboratoire de l’Institut de Recherche en Communications et Cybernétique de Nantes. 267 chercheurs fourmillent au sein de 9 équipes de recherche, ce qui en fait un laboratoire conséquent, dit-on.

Ici, ce qui préoccupe la majorité des chercheurs c’est le temps. Non pas qu’ils le gagnent, s’apprêtent à ne pas le perdre ou qu’ils lui courent après. Non, le temps qu’il y a entre l’action d’une commande, le calcul et sa réponse, voilà ce qui les intéresse. Le temps de la communication, le temps d’un message entre la pédale et le freinage, entre l’action et la réaction, en effet, c’est important. Ici, tous s’attèlent à ce qu’il soit optimisé et hautement précis, qu’il réponde à des contraintes de temps réel dur, pour créer des systèmes de contrôle autonome. « Finalement, en automatique, nous forçons des objets à se comporter comme on le voudrait en travaillant sur des modèles informatiques et en raisonnant sur ces modèles en utilisant la théorie des systèmes et des signaux » confie Jean-Jacques Loiseau, chercheur. Dans ce grand garage, hangar à recherches, le simulateur de conduite nous plonge concrètement dans le vif du sujet. Grâce à ce dernier, les chercheurs épaulés de psychologues étudient le comportement du conducteur pour tester l’aide à la conduite. Tandis qu’un peu plus loin, la star de ces lieux se réveille peu à peu : Bonjour Nao ! Le petit robot humanoïde autonome et programmable nous salue bien bas et enfile la robe qu’une créatrice nantaise lui a tout dernièrement confectionnée. Retour en enfance et à la fois bond dans le futur, on se prend à rêver d’un avenir hautement technologique.

Visite de l’IRCCyN par les élèves du Lycée Livet le 5 décembre 2013.

Rédaction + photos : Gina Di Orio

Conférence « Art & Sciences, un mo(n)de d’expériences »

19h30, jeudi 10 octobre 2013 une des salles du Pôle Séquoia s’emplit de paroles pour une conférence scientifico-artistique qui inaugure le chantier « Art & Sciences ».

Pas question de faire l’amalgame entre un artiste et un scientifique, mais pour autant ces deux spécimens de la nature humaine ne semblent pas diamétralement opposés. Preuve en est : les voilà partageant la même table, le même micro et apparemment le même projet. Scientifiques et artistes main dans la main ? Ce n’est pas une éventualité mais une réalité que permet le chantier « Art & Science » qui s’ouvre sur ces premiers propos. De scientifique on peut aussi devenir directeur artistique comme Gérard Azoulay qui mène, au sein du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Observatoire de l’Espace, projet culturel mis en place en l’an 2000 pour ouvrir l’Espace à d’autres disciplines que celles des sciences exactes. Résidences et immersions en milieu scientifique permettent d’ouvrir le champ des possibles pour les artistes. Sans que l’art illustre la science ou qu’il soit un substitut à la médiation scientifique. La science nourrit l’art comme l’art peut la nourrir à la confluence des échanges, des rencontres. Comme les artistes performent leurs idées, les scientifiques écrivent leurs découvertes. Le projet Art & Science permet ces croisements partagés avec des scolaires pour arpenter d’autres chemins où la création sans commande, le doute, l’inconnu sont permis. Ainsi résulte un « on ne sait pas encore quoi ». La création est ouverte, le processus engagé, l’aventure ne fait que commencer !

En présence de Gérard Azoulay, directeur de l’Observatoire de l’Espace au Centre National d’Etudes Spatiales, les artistes, les chercheurs nantais de l’IMN, de l’IRCCYN et les partenaires du chantier Art & Science.

Rédaction : Gina Di Orio – Photos : Eric Sneed